Bonjour, j'ai le regret de vous annocer le décé de Michèle qui fut pour moi une grande championne et mentore de natation de 1996 à 2016.

voici un extrait de l'annonce officielle:

Michèle, entraîneur au RCA NATATION depuis 1977 est décédée ce jour.

La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 19 novembre à 10 h 30 en l’église Saint-Martin de Dainville .

Je voulais juste par ce message lui adresser un dernier aurevoir, et présenter mes condoléances à tous les peersonnes qui la connaissaient.

 

 

Entre Michèle Mouquet et la piscine, c'est une vrai histoire d'Eau

Prochain objectif pour Michèle, les championnats d'Europe de Londres en 2015.

De Turin, la nageuse du RCA est revenue avec trois breloques en bronze (800 et 400 m, 200 m 4 nages) et deux en argent (200 m, 400 m 4 nages), dans la catégorie des plus de 65 ans. « Mais j'en ai échangé une de bronze contre une en or pour avoir la collection complète » s'amuse l'athlète.

Née en 1946, l'infirmière désormais en retraite a commencé la natation sur le tard. « J'avais trois enfants... et je ne savais pas nager ! J'étais à Tahiti à l'époque et l'eau nous appelait partout. Je m'y suis mis quand mon plus jeune fils a commencé à apprendre. Je suis devenue surveillante de baignade puis j'ai passé l'examen de maître-nageur. J'ai échoué de peu, à cause de la technique de nage, en dos, pour une petite erreur... Ils n'ont rien voulu savoir ! »

Une brassée de quatrième place

De retour en métropole, en 1977, elle suit son fils Frédéric au RCA, où elle entre dans l'encadrement du club.

Dès 1978, dans le sillage de sa fille Karine, elle accompagne les scolaires à la piscine. Elle assure leur formation, de la dernière année de maternelle au CM2, « quand les enfants obtiennent leur brevet de 1000 mètres ! » Pour accomplir sa mission pédagogique, Michèle suit des cours du soir au Creps de Wattiginies et décroche son brevet de maître-nageur en 1985. En 1997, elle est contrainte de quitter son poste d'infirmière au Centre de transfusion sanguine pour un travail au bureau de l'aide sociale. Ce changement professionnel entraîne une modification de ses horaires... qui l'empêchent, à son plus grand regret, de poursuivre sa mission aux écoles Saint-Joseph et Notre-Dame.

Au RCA, sous la tutelle de l'entraîneur Éric Blin, Michèle débute sa "carrière". « Je ne nageais alors que la brasse » se remémore-t-elle. Pour sa première compétition, à Dunkerque, elle finit quatrième des trois courses où elle est engagée. « Au championnat de France suivant, à Caen, toujours pas de médaille.

A Mennecy, j'accumule encore quatre quatrièmes places ! Avant la dernière épreuve, je décide d'arrêter! Dès lors elle s'entraînerait pour ne plus jamais quitter le podium ! Les bonnes performances, au niveau européen et mondial, s'enchaînent. Michèle Mouquet visite le monde au rythme des grandes compétitions internationales et des récompenses : une huitième place au 3 km mer dans la baie de San Francisco en 2006, de belles courses à Perth (Australie) en 2008 et à Ricione (Italie) en 2012, où elle prend la décision de participer aux JO des Maîtres de Turin.

Rodée à la longue distance (3e au 5 km en Martinique en 2002), la sportive a aussi nagé 12 heures d'affilée pour le Téléthon, en 1999. « J'ai parcouru 25,550 km en petit bassin. A la fin j'avais les épaules bloquées ! Il m'a fallu une demi-heure pour tenir debout ! » Qu'est ce qui pousse Michèle à continuer ainsi, à accumuler quatre séances hebdomadaires (de 6h30 à 8h30) et à donner de son temps, le mercredi et le samedi après-midi, pour entraîner ? « La compétition, c'est le plaisir ! » Infatigable et toujours soucieuse de s'engager à fond, Michèle Moquet vise désormais les championnats d'Europe de 2015 à Londres... et les prochains World Master Games à Auckland , en 2017! mais elle est partie avant son but….