Jacques Soppelsa

Président honoraire de la Fédération de Rugby à XIII

Maire Adjoint chargé des Sports, Paris (5eme)


Paris, le 24 Mars 2017


Monsieur le Président

Chers Collègues Membres du Comité Directeur.


Je ne serai pas présent au prochain Comité Directeur, programmé le Dimanche matin 2 Avril à Carcassonne. Mes absences précédentes étaient, vous le savez, face à un calendrier parfois modifié au dernier moment, strictement liées à des missions l’étranger. Ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui. Je serai absent car, après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner dudit Comité Directeur.Et cela pour au moins deux (bonnes) raisons.

La première est évidente : j’avais annoncé en Novembre que je démissionnerai si je n’obtenais pas de résultats positifs dans la quête de sponsors de haut niveau. Ce qui, en dépit du professionnalisme de mon collaborateur (malheureusement gravement malade depuis quelques semaines) et de mes réseaux, est le cas aujourd’hui ! La vérité m’oblige à dire que, à mon modeste niveau, c’était mission quasi impossible : à l’heure des réseaux sociaux, des forums et autres medias proliférant à l’échelle du « village planète » cher à McLuhan, la quasi totalité des sponsors potentiels contactés étaient systématiquement au courant, (comme malheureusement le Ministère des Sports, que je suis amené à fréquenter es qualité d’Adjoint aux Sports de ma municipalité) des effets négatifs de maintes caractéristiques(sans parler des rumeurs qui, par définition, circulent encore plus vite quand elles sont infondées) : relations tendues avec nos amis britanniques, relations difficiles avec les instances internationales, malentendus de toutes sortes, péripéties malencontreuses quant aux secteurs universitaire, UGSL, féminimes, Treize fauteuil, programmation internationale squelettique, absence de la plus élémentaire éducation chez certains « responsables » etc..Sans parler du pathétique débarquement de Robert Fassolette, un grand Monsieur de notre Sport. (une affaire qui, c’est le moins que l’on puisse écrire, n’a pas contribué à redorer notre blason à l’échelle du Ministère de tutelle !)

Bref, en l’absence de résultats positifs, comme je l’avis annoncé urbi et orbi (je ne suis pas de ceux qui renient leurs déclarations ou leurs promesses !) ma démission est actée ce jour, en souhaitant vivement que certains réussiront beaucoup mieux que moi dans ce type de mission.

Mais je ne peux pas ne pas évoquer une autre raison, sans doute plus profonde : Au cours de ces dernières semaines, j’ai vainement attendu une aide quelconque pour la création de notre fameux Maxi XIII. Les amis (bénévoles) que j’avais mis en place pour l’essor ou la renaissance du Treize, notamment à Bordeaux et à Lyon, attendent depuis 5 mois ( !) leur lettre de mission. Le responsable du département ad hoc n’a jamais pris la peine d’entrer en contact avec votre serviteur (Sans doute a t il égaré malencontreusement égaré mes coordonnées .Et je découvre, en lisant l’ordre du jour du prochain Codir, qu’un certain nombre de secteurs seront désormais le fait du Bureau Exécutif via la procédure de la délégation. Et pas n’importe quels secteurs :

Organisation de la Ligue Professionnelle ; Organisation et maintenance du Haut niveau ; Organisation et suivi de la formation initiale ; développement du Rugby à XIII ; Relations Publiques ; Communication…etc.Pardonnez du peu ! .Que reste t il ?

Bref, le Comité Directeur sera désormais, si ce n’est déjà le cas, réduit à n’être qu’une vulgaire Chambre d ‘Enregistrement. Ma formation et ma sensibilité sont depuis toujours aux antipodes de l’autocratie. Et même si j’avais réussi dans ma quête de sponsors, je n’aurai pu adhérer à ce type de pratiques et de propositions.

Certes, il n’est jamais trop tard pour stopper les dérives et rectifier le tir. Mais je ne vous cache pas que ma déception est d‘autant plus vive que j’avais mis beaucoup d’espoir dans le changement formellement opéré l’été dernier.

Je vous remercie de votre attention.

Plus que jamais viscéralement attaché à la cause treiziste.

Jacques Soppelsa


PS Ceci ne m’empêchera pas, naturellement, d’écrire, comme prévu, avec mon ami Robert Fassolette, un ouvrage consacré à « Pétain, Vichy et le Rugby à XIII. Une forfaiture méconnue ».